Quettehou Carrefour du Val de Saire et Commune touristique

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Histoire

L’histoire de Quettehou est méticuleusement résumée dans l’ouvrage ci-joint : Le Lien de juin 1978. Cliquez sur le lien ci-dessous "Quettehou, Le Passé" pour accès : Le Lien juin 1978

Quettehou, Le Passé

Village Vkingou acheter le livre de Pierre Favier : Quettehou, Village Viking en Normandie.

Le résumé :

À l’origine, les premiers habitants se sont regroupés sur la côte, au Rivage. Ils ont construit un village de huttes, ils cultivaient le sol et domestiquaient les animaux. Ils se livraient également au ramassage de coquillages et allaient pêcher sur des embarcations de fortune.

À l’époque des invasions germaniques, les nouveaux maîtres abandonnaient le rivage et le bord de mer pour s’installer plus à l’arrière, à l’orée de la forêt. Ysembert y établira sa villa, vaste domaine agricole avec de grands bâtiments de vie autour d’une cour avec les logements des serviteurs et des esclaves, les écuries, les étables et les ateliers. Au fil des années, les serviteurs seront affranchis et posséderont leurs propres maisons pour former le villaged’Ysembert, Ysemberville.

Au IXe siècle, suite aux invasions vikings qui arrivent par la mer, la population vit dans la crainte et beaucoup d’habitants préfèrent quitter la région. Les hommes du Nord s’installent sur les hauteurs et donnent à l’endroit le nom de leur chef, ce sera Ketilsholm (—> Quettehou), la colline du chef Ketil. Ketilsholm prendra de plus en plus d’importance et servira de base pour les expéditions vikings vers la baie de Seine et Paris.

Au fil des siècles, le bourg situé initialement autour de l’église Saint-Vigor, se déplacera progressivement vers le site actuel pour des problèmes d’alimentation d’eau.

En 1086, Mathilde, femme de Guillaume Le Conquérant, fait don à l’abbaye de la Trinité de Caen de la baronnie de Quettehou. Hugues de Morville confie en 1214 le patronage de l’église, avec les deux tiers des dîmes, à l’abbaye de Fécamp, qui acquiert la haute justice à Quettehou, l’autre tiers est attribué au chapitre de la cathédrale de Coutances.

Le 12 juillet 1346, Édouard III, roi d’Angleterre, débarqué le matin à Saint-Vaast-la-Hougue, arma chevalier dans l’église de Quettehou son fils aîné Édouard, prince de Galles dit « le Prince noir », en raison de son armure. Après ce sacre, il dévaste la ville ; c’est le début de la chevauchée d’Édouard III.

Le Manoir de Thybosville.

Le portail du manoir date du XIIème siècle. La porte charrière et la porte piétonne, voutées en pierre, sont flanquées de 4 meurtrières. Le manoir a été bâtit sur le flanc du coteau à la limite avec Morsalines. On avait une superbe vue sur la baie de Morsalines et quelques siècles plus tard, grâce à Vauban, sur la Hougue. On dit que le roi Saint Louis aurait séjourné dans le manoir. Ce, qui est certain, c’est que ce roi a offert le manoir en 1231 à Jean de Friscames, bailli du Cotentin. La famille de Mons était les seigneurs de Thybosville au XVIème et XVIIème siècles (on trouve mentionné par exemple en 1685 une Marie Thérèse Françoise, dame de Thybosville en Quettehou et de la Hougue). Le blason de famille de Mons est encore aujourd’hui souvent fautivement attribué à la commune de Quettehou. Le manoir devient propriété de la famille Avice de Tourville et fut abandonné à la fin du XVIIIème siècle par Jacque Casimir Avice dans sa fuite pour se soustraire à la loi révolutionnaire. Décrété bien national en 1795, le manoir tomba en ruine. Au XXème siècle c’est Alfred Mouchel, un célèbre Quettehouais, qui achète le manoir. Alfred Mouchel, né à Tamerville le 18 décembre 1905, décédé à Quettehou en 1989, est un écrivain patoisant de la Manche, éleveur de profession. Allié à la famille Noël, les créateurs de la race bovine normande, Alfred Mouchel est lui-même un éleveur-sélectionneur réputé en sa ferme de Thybosville, au cœur du Val de Saire. Ses taureaux ont fait honneur à l’élevage normand en France et à l’étranger. Ce solide paysan de Quettehou est aussi une des figures les plus hautes en couleurs de la littérature patoisante cotentinaise. Il a aussi publié sous le pseudonyme d’Alfred Thybosville. Il a collaboré à de nombreux journaux et revues notamment : La Manche rurale, Le Réveil de la Manche et La Presse de la Manche. C’est dans ce dernier journal qu’il a donné de nombreuses chroniques en patois, régulièrement signées : D’Alfred, t’as l’ boujou ! À noter enfin qu’Alfred Mouchel est encore un peintre animalier et un caricaturiste. L’association Alfred Mouchel de Quettehou a été créée en l’honneur de ce peintre écrivain patoisant, afin de sauver son patrimoine artistique et littéraire. Les peintures de Saint Louis et de Jean de Friscames sur les piles du portail sont d’Alfred Mouchel.

1866 – 2016 : La Halle aux Grains aura 150 ans cette année

Ce, que nous appelons aujourd’hui la Place Clémenceau, s’appelait pendant des siècles la Place du Marché et l’ensemble de la Place de Gaulle et la Place du Marché s’appelait le Champ du Foire. Depuis le XVème siècle les Halles se trouvaient sur la Place du Marché [devant le Bar Clémenceau]. Elles étaient latéralement ouvertes et appartenaient à la famille Le Chevalier. C’est elle, qui percevait le droit de terrage. C’est un profit, qui échappe à la commune. Donc en 1866 la commune construit sa nouvelle Halle aux Grains en face de la Mairie. Sa construction coûtera 19’500 francs. Le bâtiment, entièrement fermé, est presque carré : 22 m sur 21 m. Sa surface est pratiquement de la même taille, que les Halles sur la Place du Marché. Quelques années plus tard, en 1872, la commune rachète les veilles Halles pour les détruire. On leur reproche d’être pendant la nuit « le théâtre de faits scandaleux », de « donner un aspect désagréable au Bourg » et surtout de « priver la commune de droits de terrage » les jours de marché ou des foires. Elles faisaient concurrence à la nouvelle Halle aux Grains.

Les moulins d’autrefois et ce, qui en reste.

Dans le passé il y avait 4 moulins à Quettehou : 3 sur le Vaupreux et 1 sur le Playdoy. Le plus connu, probablement, grâce à de maintes anciennes cartes postales, est celui à l’estuaire du Vaupreux, dont on voit encore aujourd’hui quelques restes : le Moulin du Dic(k). Le nom Dic(k) vient du vieux normand, qui veut dire : une surélévation de protection contre l’eau [dike en norvégien, dijk en néerlandais et digue en français]. Dans le passé il y avait une route (le dick) entre la mer et le moulin. Le moulin du Dic(k) a cessé de tourner au début du XXème siècle. Aujourd’hui il reste une ruine envahie par les ronces. Sur le Vaupreux à l’angle des Rues Mal Leclerc et l’Emprionnerie, il y avait le moulin de la Bitoterie. Il a aussi cessé son activité au début du XXème siècle. Son emplacement est encore bien visible aujourd’hui. Ensuite sur le Playdoy, juste après son confluent avec le Vaupreux, il y avait le moulin d’Ancteville. Au début du XXème siècle il moulait encore la farine (exploité par les Glatiny, qui avait une boulangerie dans le Bourg). En 1924 le moulin d’Ancteville arrête de tourner. On le transforme en laiterie. Ce bâtiment existe encore. Plus haut sur le Vaupreux, juste en dessous le Frestin sur le Chemin du Moulin, il y avait un moulin à tan, géré par Quentin. Il y broyait les écorces de chêne pour leur tannerie. La tannerie se trouvait au fond de la Chasse de la Tannerie. Elle est depuis devenue la Rue de Teinturerie. De ce moulin la roue est encore bien visible.

Les Etoquets.

Le hameau des Etoquets se trouve au nord de Quettehou à la frontière avec la commune de la Pernelle. A l’ouest et à l’est il est bordé par la route D125 (vers la Pernelle) et la D125 (vers Barfleur). Une grande partie de sa séparation avec la Pernelle est faite par le ruisseau d’Escarbosville. Le lavoir, qui s’y trouve a été remis en état par les Orchis et la voirie de la commune en 2015.

Pendant le règne de Charlemagne (env. 800) un château fort est construit près des Etoquets, au « Mont Haquez ». Les vieux documents l’appellent le Châteu de Garillant et précisent, qu’il est construit à Quettehou, à la limite de la Pernelle sur une éminence, qui domine l’embouchure de la Saire. C’est sans doute une palissade et des tours de bois derrière un fossé. De là, on peut surveiller la basse vallée de la Saire, où les navires vikings peuvent débarquer. La population craint ces Vikings, qui peuvent apparaître, en pleine nuit, massacrer, piller, incendier et repartir comme ils sont venus, avant que les secours ne puissent arriver. Encore aujourd’hui, on y a un superbe panorama sur le Val de Saire.



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